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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 00:51

note: Ceci n'est pas une critique des fonctionnaires comme tels. Je reste convaincu que la grande majorité des employés de l'État sont dévoués et font un travail exceptionnel.

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Je suis pour une réduction de la taille de l'état ou pour une réduction des salaires des employés de la fonction publique. Surtout, je suis contre la sécurité d'emploi dans le secteur publique. Voici pourquoi:

Ces jours-ci on entend beaucoup parler de soi-disant "austérité". Mais qu'en est-il réellement? Personnellement. je ne crois pas qu'on puisse réellement parler d'austérité, car en réalité on ne coupe pas, on ne supprime pas des postes et des emplois (même si je crois qu'on devrait le faire), on réduit plutôt LES AUGMENTATIONS de coûts. Le crise grecque, ça c'est de l'austérité. Des secteurs entiers de services complètement éliminés, des coupures de postes majeures dans la fonction publique, etc. Mais Ils n'ont pas eu le choix par ce qu'ils avaient trop attendu, ou fait les mauvais choix.

Nous avons encore le choix de faire les bons!

Il y a beaucoup de revendications actuellement, et les syndicats sont très habiles à nous présenter ça comme une nécessité! 640 000 fonctionnaires, ça a du poids!

À mon avis, il y a une double réalité au Québec: les fonctionnaires... et les autres. Malheureusment pour tous les autres, dans le privé, la sécurité d'emploi n'est jamais acquise et en plus, le salaire n'est jamais garanti à la hausse non plus, ni même indexé à l'inflation. Dans le privé, ca dépend du marché. Sans compter les avantages sociaux dont les fonctonnaires bénéficient en surnombre.

Par exemple, ici, on n'envisage jamais une diminution de salaire pour les fonctionnaires. Pourquoi d'ailleurs?

Ce qu'on leur demande c'est d'accepter que leur augmentation soit moins grosse que prévue!? Quel marché? Donc, pour la période actuelle, je parlerais plus d'une tentative d'équilibrer le budget qui nous ruine à petit feu. C'est quand même très différent!

Le Québec, champion des provinces endettées

Plus important encore, au Québec, nous sommes les plus endettés au Canada. Juste les intérêts sur la dette nous coutent plus de 6-7 milliards de dollars annuellement! Imaginez! C'est presque 1000$ par année par citoyen, complètement jeté par les fenêtres! Ça fait beaucoup d'argent qui ne sert qu'à payer les banques et les créanciers et non à payer des services.

Si nous acceptons les augmentations demandées par la fonction publique, nous allons devoir aller chercher dans les poches des contribuables encore plus d'argent, soit, quelques 1000$ à 1500$ DE PLUS PAR ANNÉE PAR PERSONNE (ou environ 3000$ par famille de la classe moyenne!)! Ou nous endetter encore plus! C'est insensé! À ce rythme, nous allons nous retrouvé dans une situation proche de celle de la Grèce dans quelques années, une décennie tout au plus!

De plus, chaque fois que nous augmentons la dette nous "léguons" pour ainsi dire une partie de notre patrimoine à ces groupes financiers. Une sorte de garantie en fait. Donc nous nous appauvrissons toujours plus pour que finalement, peut-être, nous devrons vendre Hydro-Québec, la SAQ ou quoi d'autre?!

Demandes légitimes, ressources limités

La chanson des syndicats de la fonction publique sonne comme "acceptons les demandes des fonctionnaires pour avoir une meilleur service"! Et bien, croyez-vous vraiment que vous aurez un meilleur service et meilleures prestations si nous concédons de telles augmentations?

Selon vous, si on augmente toutjours plus les coûts pour les services déjà existants, en regard de notre situation financière déjà déficitaire, allons-nous pouvoir engager plus d'intervenants, plus d'infimières, plus de professeurs, d'éducateurs spécialisés, etc. selon vous? Absolument pas! Ce sera le contraire en fait. Nous allons devoir éventuellement couper dans l'embauche d'autres intervenants, c'est évident.

À moins que nous nous endettions encore et toujours plus, et que de plus en plus de notre argent s'en aille dans les coffres des créanciers juste pour payer les intérêts! Pensez à notre dette et à l'intérêt que représente un déficit accru de 7 milliards. Un jour ou l'autre, ça va nous rattraper.

Accepter l'augmentation demandées par les fonctionnaires signifierait plutôt moins de services et moins d'intervenants en fin de compte, c'est aussi simple que ça. Il faudra bien couper quelque part, sinon, on risque de tout perdre nos acquis.

La taille de l'État, notre talon d'Achille

Tout cela fait que nous ne pouvons pas continuellement augmenter les charges de nos services et la taille de l'État, si nous voulons être capables de les conserver longtemps.

Le fait que la plupart des employés de la fonction publique bénéficient d'une sécurité d'emploi, ajoute à la difficulté d'équilibrer les dépenses. On arrivera très difficilement à concilier les revenus avec le coûts toujours croissants, voire exponentiels.

Ainsi, à mon avis, à trop rémunérer notre fonction publique, non selon notre revenu intérieur brut actuel, on se tire dans le pied. Il est évident qu'on pourra de moins en moins s'offrir de services et/ou que la qualité de service va en souffrir. En tout cas, dans l'état actuel de nos finances.

La taille de l'État est notre talon d'Achille; elle va possiblement mener à notre faillite, comme ne Grèce, à moins que nous optimisions le rendement comme dans le privé. Payer en fonction de nos revenus.

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